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Le forum Rise From the Ashes est l'entière propriété de ses fondatrices Ilyria, Panda-Sama, Mzlle Lou & Zuzuu. Le contexte est basé sur la saga Harry Potter appartenant à J.K. Rowling et à été écrit par Ilyria. Le design et codes CSS sont d'Ilyria & Ludibaty (Theo & Leo). Les descriptions des catégories sont de Zuzuu. Les chronologies et autres annexes ont été inspirées par l'encyclopédie HP. Toute reproduction entière ou même partielle est interdite.


 


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 est-ce qu’on peut s’en servir pour donner de l’élan à des pigeons ? (pan&soso)

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MessageSujet: est-ce qu’on peut s’en servir pour donner de l’élan à des pigeons ? (pan&soso)   Mer 21 Nov - 13:12


Goodbye - Jason Derulo & David Guetta



Ce sont les lumières qui l’ont attiré. Aussi attirantes, colorés et chaleureuses, qu’au Marché de Camden. Il y a déjà passer deux jours entier avant de réussir à sortir de là-bas. Il se perd toujours et il y avait bien trop de stimulation pour lui rappeler qu’à un moment, il pouvait aussi rentrer chez lui pour dormir un peu. Heureusement, un peu partout, vu le personnage que c’était, il y avait des gens qui le connaissaient et venaient l’aider par peine.

Enfin ce soir, ce n’était pas le Marché, mais une fête foraine un peu reculée du centre de Londres, mais toujours dans la ville. Des rires, pleins de monde, plein de lumière, de manèges qui bougeaient et tournaient, des boites vitrées pleine de peluche, des sucreries à foison… Il n’y avait rien de plus stimulant que ce genre d’endroit pour Sohan et son esprit aussi concentré que celui d’un poisson rouge et hyperactif. « Hey So !!! » criait une petite voix parmi le brouhaha des jingles, des musiques, des forains qui beuglaient, au pied de leur stand ou encore au micro pour mettre de l’ambiance dans leur manège qui retournait la tête.

Sohan tournait la tête et rien à faire. On l’interpellait encore. « Mais derrière toi ! » et il tournait sur lui même, pour regarder par-terre. « Hey mais franchement, toi… C’pas possible… » avait sifflé la jeune-femme à la peau bronzée avant de tchiper. Elle descendit de son stand de douceur et vint lui attraper violemment le bras pour le retourner. Le sorcier lui sourit, seulement poli. Elle lui rappelait qu’ils se connaissaient et il sourit plus franchement. Ils échangèrent quelques mots et trois bonjour plus tard, elle lui avait donné un sachet de bonbon offert par la maison. Qu’il aille profiter un peu. Il la remerciait et continuait sa balade parmi les attractions, louchant sur des énormes peluches que les gens tenaient dans les bras en se regardant amoureusement. C’était plein de joie ici, il aimait bien et c’était communicatif, affichant son sourire benêt.

Il s’était arrêté devant un énorme stand de course de chevaux, avec des boules à jeter dans des trous avec des chiffres écrit juste au-dessus. Des points... Il était seulement resté pour regarder un peu, car il prit un temps fou à saisir le jeu alors il ne préférait pas s’y tenté. La course finit, il se retournait pour continuer son explorations de couleur, d’odeur, de bruit et de goût… Soudain, quelque chose le percuta violemment sont front qui le percute avec force. Sohan grimaçait, ce n’était pas agréable et voyant le visage du bouclé… « Et Pan ! » dit-il d’instinct, avec un sourire, mais continuant de se frotter le front. Il en avait aussi lâché ses friandises, le sachet à leur pied, la moitié par terre. Il baissait la tête et fixait le carnage avec les yeux grand ouvert, partagé entre l’envie de pleurer ou de le frapper. Puis pouf ! « Ooooh, des bonbons ! » fit-il tout enjoué avant de se baisser pour se précipiter et tout ramasser.

« Trop bien ! » Il se relevait avec son sachet entre les mains et sursautait en voyant Pan. « Salut… » le temps que ça lui revienne. Ils se sont déjà croisé, et son cerveau avait déjà était marqué par souvenir. Son prénom, mais le temps que ça arrive. Ce souvenir, il était loin, englué dans un tas d’information inutiles, du moins sur le moment. Il me gêne surtout pour passer. « Je peux t’aider ? » dit-il avec un sourire poli. Il plissait alors les yeux, ça venait… Non, pas encore. « Tu veux un bonbon peut-être ? ». Il lui tendait le sachet de bonbon mais en le gardant en main. Pas folle la luciole, c’est à moi ça ! Je m’en rappelle…

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MessageSujet: Re: est-ce qu’on peut s’en servir pour donner de l’élan à des pigeons ? (pan&soso)   Mer 21 Nov - 14:35


Au tir
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bon ?
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Un chausson fracasse mon être.

« Comment... »

Un autre coup et mes bras me protègent du chausson souple qui clape sur ma peau.

« ...veux-tu... »

Encore quelques-uns, presque sur chaque mot. Chaque respiration, le temps d'un élan.

« ...que les gens sachent... »

Un mot, un maux. Bien que la semelle en plastique soit molle, je sens mes bras rougir.

« ...que le film est terminé... »

C'est redondant.

« ...si tu rallumes jamais les lumières crétin ?! »


Enfin essoufflé, crachant et toussotant sa cinquantaine entamée. Le vieux Sanjay était un immigré indien, vieux réalisateur d'un temps perdu, souffrant d'avoir vécu un rêve à demi-teinte, presque touché mais envolé entre ses doigts. Détraqué et moustachu par le temps, bourru et saccagé d'être seul depuis si longtemps. Il nous avait gardé dans son cinéma, on avait vécu notre liberté entre ces murs délabrés. Cette peinture d'amiante et quelques opiniâtres voisins, les toux et hurlements nocturnes du propriétaire qui, du jour au lendemain, aimait et détestait les mêmes personnes. Parfois confus, souvent muet et toujours de l'autre côté de l'horizon. Les bras sur le genoux pliés, le souffle court et la sueur sur le front il me fait signe de fuir. Dans son regard, il reprend la lucidité qu'il avait perdu. Je le connais, pas besoin d'une futilité comme une excuse. Juste le cœur suffit.

Trépignant, clopant, frottant mes bras dans la fraîcheur humide de la nuit pour faire passer la douleur encore palpitante. Les rougeurs semblent se mouvoir, dans une vague, comme un battement. Mon sang qui pompe la souffrance pour la diluer dans le reste de mon corps usé. Abîmé dans les ruelles et les étroits passages des dramaturgies réelles. Juste suivant les lumières, j'avais un plan ce soir. Mon salaire dans la poche, affamé de vie, assoiffé d'existence. Je voulais sentir le monde tourner, oublier que derrière moi quelques squelettes m'emboîtent le pas. Accrochés à mes os, comme des ombres flottantes, des marionnettistes aux fils invisibles.

J'arrivais à destination, l'odeur du sucre en pleine inhalation, une masse de gens en exultation. Je laissais mes yeux se perdent au milieu des passages infinis, un regroupement d'amusement en plein milieu d'étoiles fabriquées. La fête foraine battait déjà son plein lorsque j'y posais le premier pied. C'était comme pénétrer à l'intérieur du soleil. Une ribambelle d'ampoules éclataient sur mon visage, presque aveugle, assourdi par le bruit constant. Dans ma tête, la fanfare chantait, les crin crins grinçaient et les rires résonnaient. Je me sentais enfant, avec la liberté d'assouvir tout le ridicule de mes caprices.

Je tournais la tête...Et pan. Un choc et une bosse sur le front alors que je me faufilais à travers les absurdes chemins que les gens choisissaient. D'abord à droite, puis à gauche, puis une barbe à papa me gêne, et l'autre il peut pas faire attention avec son pop-corn ? Tout faire pour éviter de recevoir un soda, ou pire, une bière sur moi. Par chance, juste un humain. Désagréable certes, mais moins salissant.

Lorsque le flou disparaissait de ma vue, que la clarté reprenait son dû. Je reconnaissais Sohan et, ce qui était bien plus impressionnant, c'est qu'il me reconnaissait. Un sourire, je tendais les bras, presque choqué.

« Sohan Solo ! »

Dans mon élan, un peu trop empressé, je ne le vis pas se baisser. L'attention d'un papillon, une seconde il est là, l'autre, il est en bas. Je manque de me vautrer par dessus lui et quand il se relève, je viens d'avoir douze crises cardiaques en une fraction de seconde par peur de choir et exploser mon doux minois contre le sol. Percutant au passage mon ami qui se serait rétamé contre le stand. Avec ma chance, j'aurais virevolté, mes pieds auraient fracassé la pauvre gamine derrière Sohan qui attend son tour pour lancer une boule. Bref, foutu. C'était un de ces moments étranges où tout le monde retient son souffle par peur d'une catastrophe mais que finalement tout retombe d'un coup, sauvé par le gong. Et Sohan, fidèle à lui-même, figé dans le présent à la seconde près.

« Salut... »
« Et Pan ! »
« Je peux t'aider ? »
« ET PAN ! »
« Tu veux un bonbon peut-être ? »
« Et Pan. »

Je plonge ma main dans le sac pour y dérober un bonbon. Un sourire avec mes yeux plissés. Je faisais partie des gens qui ne pouvaient pas sourire et voir en même temps. On dirait pas comme ça, mais c'est chiant.

« Viens on joue. »

Ça servait pas à grand chose de répéter, c'était juste drôle parfois. C'était ce qui était chouette avec Sohan, tout était futile excepté les instants qu'on partageait. Car à la fin de chacun de ses moments de vie, le souvenir devenait unique. On devenait les uniques détenteurs de ce souvenir. Et quand on y réfléchit, c'était plutôt cool. Je lâchais mes premiers billets au gars qui tenait le stand. Une barbe inégale, un béret, un air bourru sur une voix de crécelle.

« Sohan Icordy, tu commences ! Plie les genoux, visualise le trou, et PAN ! Tu lances. »

Restant sur une pose digne du commando Ginyu, j'attendais le fatidique premier lancer d'une soirée qui ne faisait que commencer.
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MessageSujet: Re: est-ce qu’on peut s’en servir pour donner de l’élan à des pigeons ? (pan&soso)   Mer 21 Nov - 15:48


Goodbye - Jason Derulo & David Guetta



Sohan eut un rire en entendant Pan faire un jeu de mot avec son prénom. « Lui, je le connais… » dit-il avec un sourire. Puis ses bonbons ! La catastrophe ! Il se baissait. Il risquait de la provoquer, surtout avec Sade devant lui. Il n’avait pas vu l’élan de joie du jeune-homme qui faillit faire un soleil par-dessus lui et de toute sa hauteur. Lui, il n’aurait pas retenu son souffle, parce que tout ce qui l’intéressait c’était ce sac de bonbon qui avait l’air d’être tombé ici par miracle.

Il se relevait, le jeune face à lui, lui disait quelque chose. Il penchait la tête et le saluait. Il cherchait, mais ça ne venait pas encore. Il y était presque. L’autre répétait « Et PAN! » et l’unijambiste le jaugeait comme s’il avait de sérieux soucis. Et l’air de rien, ça arrivait, il se disait que c’était son nom. Il n’avait que le souvenir de son visage et ce patronyme là. Pandémie… On est en pandémie de riz ! ... Ah non c’est pas ça. On en est en pénurie de riz. Pénurie ? Non, mais là c’est pas ça, non plus. ... Car il ne retenait toujours mieux un prénom avec un nom, c’était plus chantant et facile à retenir. Comme les touches d’un téléphone quand on tape un numéro.

Sohan voulait passer, mais le grand gaillard ne bougeait pas. Il lui proposait un bonbon, lui tendant le sachet ouvert et son sourire. Sohan sourit en retour, mais il se rappelait. Tout le reste était revenu, ce qui allait avec son visage et son prénom. On aurait dit un dessin de bande-dessinées japonaises. Et le dernier « pan », il hochait la tête vivement. « Oui, j’ai compris. C’est bon, je vois qui t’es. » voulait-il seulement qu’il arrête. Il pensait qu’il s’énervait un petit peu car il prenait du temps à se le remettre en tête. Il avait fini par comprendre avec le temps que ça pouvait être agaçant et blessant.

Il lui proposait de jouer. Sohan tournait simplement la tête pour voir le stand par-dessus son épaule et finit par regarder son camarade. Il haussait les épaules et opina du chef. « Je peux essayer oui… Je ne suis pas très adroit… Enfin, j’en ai pas souvenir. ». Il se laissait totalement guidé, le suivant comme son ombre et se positionnait devant son plateau à lui. Il avait écouté Pan que d’une oreille, emportée par la musique répétitive de la course de chevaux. Il tournait vivement la tête. « Tu as dis plié les genoux ou me mettre à genoux ? Parce que ça change tout si je dois te visualiser dans un trou… C’est bizarre, t’es sûr que ça se joue comme ça ? Bon, le trou je veux bien, mais pourquoi je dois te visualiser toi ? » dit-il complètement perdu. Il pensait qu’il parlait de lui en disant « et pan ». Il le désignait du doigt, puis ensuite le plateau et repassait sur lui, ainsi de suite… « J’vois vraiment pas le lien. Tu n’as rien d’un trou. » commençait-il réellement perplexe. « Et t’es pas non-plus… Enfin toi t’es là, les trous sont là, je lance des boules, pas un boomerang… ». Il ouvrit la bouche pour en rajouter et il s’arrêta brusquement. « J’ai raté un wagon c’est ça ? » demandait-il trop habitué à en rater.

On lançait la partie. Sohan se tournait, parce que le forrain avait braillé. « Oooh, ça à l’air marrant ce jeu ! On peux jou... » et il s’arrêtait, voyant une boule dans sa main et Pan à côté de lui. Il avait compris que c’était déjà le cas. Pas réellement de cette façon, mais c’était comme si ses désirs s’étaient réalisées, la boule apparut en plein dans sa main, déjà prêt à jouer. « Faut faire quoi ? » demandait-il avec un sourire d’enfant qui ne pouvait résister à une occasion de s’amuser.

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MessageSujet: Re: est-ce qu’on peut s’en servir pour donner de l’élan à des pigeons ? (pan&soso)   Lun 26 Nov - 11:15


Au tir
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Sur chacune de mes mimiques d'exemple, Sohan suivait le mouvement avec une surprenante concentration sur le jeu. Malheureusement, il ne fallut qu'un instant pour que son esprit s'égare. Pour une fois, ça n'était pas moi le moins attentif. C'était toujours amusant d'endosser ce rôle, jouer la comédie. Mettre un masque différent. Faire comme s'il existait en moi, au milieu de mes conneries, quelqu'un d'assez responsable pour prendre une décision. Oui, c'était si crétin. Aussi simple que ça. Faire un choix et ne plus se laisser emporter. Il n'y a aucune vague si on reste immobile, rien ne se passe si ce n'est la longue et éternelle chute vers la cascade finale. Tous les films vous le diront. Moi je fais partie de ces gens qui ont sauté dans l'eau sans raison apparente. Un défi, un hasard, un miracle. À la raison la plus tordue jusqu'à la plus pourrie, simplement, c'était trop tard. J'étais dans le bain. Sans maillot, sans brassard, juste moi et autant de motivation qu'un rocher. Comme tout le monde, je me suis débattu au début. J'ai bougé un peu les bras, tendu les doigts pour attraper le contrebas. J'ai essayé de nager et me dégager du courant. C'est vrai, j'ai pas résisté longtemps. Mais j'ai tenté, c'est ça l'important ? Nan ?

« Bien sûr que ça se joue comme ça. Tu te mets à genoux, tu visualises le trou. Et PAN ! Me voilà, tu me lances dedans. »

J'écartais les bras pour faire une croix. Droit comme un piquet, rien de plus énergisant que l'absurde. Et c'était si facile avec Sohan. Tout n'était qu'une suite illogique, une confusion qui se refusait à toute réalité. Même une goutte ne pouvait nous toucher. Je lâchais un léger rire, ne pouvant tenir la pose une seconde de plus. Sans une, ni deux, je lui prenais une balle d'entre les mains. Pointée en maîtresse entre nous deux, un peu recroquevillé sur moi-même pour que nos regards soient parfaitement alignés avec la petite boule rouge en mousse.

« Regarde. »

Deux pressions et une prise d'élan ridicule plus tard et la balle fusait à toute allure en direction des trous lumineux. Le souffle retenu, elle n'était même pas proche du jeu qui nous était destiné. La balle se dérobait dans le décor, trop de force. Beaucoup trop de force. Le point rouge avait fusé dans le contre-champ, rebondit sur une étagère qui présentait les cadeaux possibles. Après ça, ce fut trop rapide pour mes yeux faiblement gênés par mes bras qui me protégeaient. La boule revenait à toute vitesse vers l'envoyeur.

« Sohan Imal, à terre ! »


Je me jetais au sol alors que la mousse se noyait dans la foule. Esclaffe générale à l'exception du pauvre homme qui tenait le stand. Sur mes deux jambes en une fraction de seconde et après un salut mérité face à tant de moquerie alentour, je regardais Sohan la bouche grande ouverte.

« Massive attaque ! »

Comme dans un ralenti. Avec une musique intense, le genre qui pulse et écrase les tympans. Une puissance qui vous enfonce dans le creux de votre fauteuil, scotché sur votre derrière, incapable de décrocher vos yeux. J'attrapais tout ce qu'il m'était possible de porter sur mon bras gauche collé contre mon corps. Droitier, ma main droite agrippait une des nombreuses balles qui constituaient mes nouvelles munitions. J'échangeais un regard espiègle avec mon ami et sans plus attendre, l'enfant en moi se réveillait. Et me voilà, prenant une décision. Dans une rage se voulant amusée, je balançais les petites balles en mousse dans tous les sens avec autant de force que possible. Quelques cris de stupeur, quelques regards effrayés et quelques secondes plus tard, tout rebondissait de partout. Les balles en mousse volaient à travers le stand, la grand majorité se perdait à des dizaines de mètres. Certaines personnes participaient et bientôt, le chaos était complet, plus personne pour suivre les règles ou arrêter le massacre. N'ayant pour rien pour attaquer, il était temps d'effectuer une retraite stratégique. Après avoir hurlé quelques inepties telles que « Sus aux peluches » et « Gloire aux confiseries », je prenais Sohan par le bras et nous fuyions dans le brouhaha et le mouvement houleux de la masse populaire. De tous ces gens qui n'avaient besoin que d'une étincelle pour perdre alors toutes notions de ce qu'ils qualifiaient et reconnaissaient eux-mêmes comme normes.

« Peut-être qu'on devrait essayer le tir aux canards maintenant ? »

Après un tel spectacle, il n'y avait rien de plus alléchant que de s'armer. Je craquais une allumette pour brûler le bout de ma cigarette. Soufflant un nuage de fumée épais, je tapais dans l'épaule de Sohan doucement.

« Allons gagner des peluches à offrir à des filles. »

Dans la même détermination de faire quelque chose de cette nuit, je m'élançais sans perdre Sohan. La dernière chose que je voulais, c'était de le paumer au milieu de cette jungle. La dernière chose que je voulais, c'était me retrouver seul avec moi-même.

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MessageSujet: Re: est-ce qu’on peut s’en servir pour donner de l’élan à des pigeons ? (pan&soso)   Jeu 29 Nov - 21:50


Parmi Eux - Deportivo



Sohan était perdu devant les explications de Pan. Il lui demandait bien sûr confirmation, peut-être avait-il mal compris un terme. Vu sa mémoire défaillante, il a put s’inventer des mots en quelques secondes pour combler les oublis éclairs. Son cerveau remplaçait automatiquement. L’idée restait alors vague… Plier les genoux ou se mettre à genoux… ? Telle est la question… Après, quand tu te mets à genoux, tu les plies forcément… Il n’aurait pas du lui demander confirmation. « Non, là c’est pire… » lui répondit seulement Sohan en le regardant avec la plus grande perplexité du monde. « J’aurais jamais la force de te jeter dans un trou voyons ! Surtout pas avec ma jambe de bois… » lui répondit-il simplement. « Je suis pas sûr de les avoir vu jeter des gens tout à l’heure… » se fit-il alors la réflexion à voix haute en se frottant le menton, regardant les gens autour de lui. Il tentait de se remettre dans ses souvenirs, mais c’était si flous et plein de trous. Qu’il jette leur partenaire, ça m’aurait marqué quand même… Je n’aurais pas pu oublier ça…

Pan se mit à éclater de rire et Sohan finit par secouer la tête, plus blasé que vexé. Et dire que je culpabilisais d’avoir encore raté un truc… Il secouait la tête avec lassitude. « T’es qu’un couillon… J’y croyais moi ! J’ai douté d’avoir oublié ce détail aussi absurde, ce qui serait impossible. Aussi con, je l’aurais forcément retenu plus longtemps. » dit-il finalement avec un sourire d’un amusement partagé. Il sursautait légèrement quand le jeune-homme lui arrachait subitement une balle de la main. Il le fixait, se demandant bien ce qu’il allait faire. Me l’a t-il déjà dit ? Moi, je ne sais plus par contre… Oh j’attends, je verrais bien.

Il lui demandait de regarder, ce que fit le sorcier. Les yeux sur Pan, il lançait la balle. Ah ! La balle ! Et il tournait brusquement la tête pour tenter de la retrouver. Il avait déjà oublié le but de leur présence ici et cela lui revint avec le bruit agaçant du stand et la chose sur laquelle il devait donc se concentrer, c’était sur cette balle à lancer… Pour le stand… Il la vit… faire de sacré dégât en peu de temps. Sohan restait fixé sur la balle, la perdant un instant pour regarder une partie des cadeaux à gagner dégringoler à coté du forain, puis revenir sur eux. Il vit Pan se baisser et le regarda, incrédule, puis sursauta quand la balle lui fila tout juste sous le nez. Hm, c’était peut-être pour ça qu’il s’est mit « à terre »…

Le pauvre Sohan venait d’être emporté par une tempête, du nom de Pan, coincé dans l’enfance, touché par l’innocent et l’émerveillement d’un jeune âge, celui qu’ils ne devraient plus avoir. Mais c'était si bon. So n’avait pas tout compris, jusqu’aux moment où, le cracmol, les bras chargés de balle lui envoyait un regard complice. Il allait chercher alors des balles, puis il levait les yeux vers le plateau avec les trous, se demandant bien ce qu’était ce jeu. Il n’entendait même pas le forain braillé et les gens autour râler, car il mettait un sacré désordre avec son ami. Il entendit le rire de ce dernier, ce qui le ramenait à la vraie réalité, pas celle perdue dans les lambeaux de ses souvenirs. Un sourire d’enfant retroussait ses lèvres et les balles en mains, il commençait à en lancer au hasard, entrainé par l’engouement de son camarade. Il n’en avait prit que deux bien sûr, mais vint se servir sur le bras de Pan pour continuer la bataille.

Sohan n’entendait que leur rire et les bêtises de l’autre insolent qui venait emmerder le monde autour de ce stand de course de chevaux. Il fut embarqué, claudiquant aussi bien qu’il le pouvait derrière celui qui avait de bien plus grandes jambes que lui. « Attends… Doucement… Je vais la perdre… » dit-il le souffle court et parlant de sa prothèse. Ils ralentissaient alors. Sohan prit appui sur Pan, le temps de reprendre son souffle, une main sur son épaule. Il lui restait encore des restes de sourire dû au petit divertissement. Pan lui proposait un tir au canard. Il fit une moue si triste. « Mais ? Les pauvres canards… C’est pas très gentil ça. » partageait-il en s’imaginant qu’on tirait sur des canards vivants. Le cracmol rajoutait qu’il fallait gagner des peluches pour « Des filles ? » et il se retournait pour vérifier derrière lui. Ils avaient l’air de n’être que tout les deux. « Mais quelles filles ??! » Demandait-il en lui emboitant le pas, car son camarade s’était déjà éloigné. Il était un peu agacé de ne pas comprendre. « Tu verrais pas des genre de… mirage ? J’ai vaguement souvenir que t’es un peu fêlé… » dit-il sans être méchant, c’était un fait et il n’était pas sûr lui même de son fait.

Il avait tenu à peine deux minutes à côté de Pan avant d’être attiré par des couleurs, ou encore des lumières, et il sentait cette main qui le ramenait vers son objectif : sa sortie improvisée avec Pan. Une fois, l'artiste dut même aller le chercher et Sohan le quittait de nouveau. Il resta planté devant le manège de chaise volante, la bouche entrouverte et des étoiles dans les yeux. Il sentit une présence à côté de lui. Il tournait la tête et quand il vit Pan, il lui fit un sourire. « Moi, je veux faire ça… » dit-il en levant le doigt vers l’attraction. « Tu viens avec moi ? » Il reculait d’un pas, puis d’un autre, un sourire qui se voulait attendrissant. « Et si j'oublie... et que je reste coincé dans ce manège pour toujours ? » tentait-il la pitié pour finir de le convaincre. Ça l'arrangeait bien d'oublier parfois.

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MessageSujet: Re: est-ce qu’on peut s’en servir pour donner de l’élan à des pigeons ? (pan&soso)   Sam 8 Déc - 12:12


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Au milieu du chaos. Alors que les balles virevoltaient à travers le stand, que les gens se protégeaient bien que peu enclins à rire avec nous. Outrés même par l'excentricité de la joie. La simplicité de la bêtise, mimique enfantine, une rengaine protectrice comme une comptine qui fait fuir les cauchemars. Dans ce flux d'adrénaline, dans l'effluve de l'excitation, j'ai comme cette vague émotion arrêtée. Un étrange ralenti, j'en aurais presque un malaise. Un tournis exulté, une grande inspiration d'air pur tandis qu'aucun son ne me parvient. Je me vois presque sortir de mon propre corps, emballé dans le courant, possédé par un torrent. Un moment égaré dans l'absence de toutes mes pensées, enfin le point culminant de l'oubli. Celui qui efface les plaies l'espace d'un instant. Je savais que ça ne serait que temporaire mais c'était ce sentiment que je recherchais. Ce sentiment de perdition, cette débauche joyeuse sans artifice, sans supercherie. Ce surréel qui s'orchestrait sur mes élans excessifs. Je voulais me noyer dans cet enthousiasme, je me sentais dans l'âge doré de ma jeunesse. Rien ne pouvait m'arrêter et devant le monde semblait bien petit. Je l'avalerais d'une bouchée pourvu qu'on m'y accompagne. Et dans ma course frénétique, Sohan était le partenaire parfait.

Après la guerre, venait la fuite. Les regards nous fustigeaient d'une colère qui aurait pu mettre un terme à notre début de soirée. Il fallait donc prendre la poudre d'escampette et se fondre dans la masse. Chose pas facile avec ma taille et mes cheveux et l'unijambiste amnésique à mes côtés. Bien que peu probable, on s'en était tiré sans représailles. Et en un seul morceau. Sohan avait presque perdu sa prothèse mais on avait évité le pire.

« J'y avais jamais pensé, mais, en vrai, quand tu cours. Tu cours avec ton genou. Tu dois avoir un genou plus massif que l'autre, non ? Comme les joueurs de tennis. Avec leurs bras. »

Je faisais un geste de joueur de tennis. Renvoyant la dernière balle que j'avais gardé entre les mains d'un coup lointain au fin fond de la foule. Je proposais alors de gagner quelques peluches. Flirter un peu. Voguer sur cette ambiance cliché pour manger de la barbe à papa et croquer une pomme d'amour. Avoir les doigts qui collent et embrasser une jolie fille après avoir gagné une peluche. Il ne restait plus qu'à ne pas vomir sur un gros manège et on avait rempli la base de ce qu'il fallait vivre à une fête foraine. Bien sûr, c'était une performance difficile à faire en un soir, mais le challenge était déjà accepté. Déjà lancé, entamé dans un esprit magique, un soif insatiable de marcher sur le monde.

« Je sais pas quelles filles encore. Mais elles sont jolies. Et elles sont quelque part dans la fête foraine. »

Je tournais sur moi-même, cherchant quelques minois qui attireraient mon œil et aguicheraient celui de mon compère. Mission impossible alors que je gesticulais mes bras partout pour englober toute la zone. Les probabilités ne mentaient jamais, il devait y en avoir quelque part. Les maths gagnent toujours.

« Fêlé ? Non, non, je ne suis pas de la vaisselle. Je suis Pan. »

Je mettais un coup dans le vent pour appuyer mon point. Aucune réelle logique, simplement une esquive. Il était toujours étrange de répondre à ce genre de constat. J'avais tout de même la lucidité de m'y retrouver. Je savais que ça faisait beaucoup d'information d'un coup, beaucoup de décryptage. Je savais que j'avais cette intensité. Ce poids pressant qui demande plus d'attention, plus d'approbation. C'était ma protection. Une excentricité capable de m'illusionner moi-même, de me perdre dans mon propre jeu. Comme si je devenais une autre personne, quelqu'un capable de faire ce qui trottait dans ma tête. Un surplus de courage, d'éloquence, d'arrogance. Dans mon égarement, j'avais également perdu Sohan. Il s'était tourné devant une attraction, les yeux pleins d'étoiles, il le pointait du doigt avec envie. Une chose était sûre, il ne pouvait absolument pas le faire tout seul. Je fermais les yeux, posant ma main sur mon torse.

« Bien sûr Sohan Tarctique, je vais t'accompagner. »

Je laissais mon mégot tomber au sol pour l'écraser et on se jetait vers le manège. Et j'ouvrais la marche.

« C'est le moment où on doit survivre à un manège. Ne pas vomir, c'est notre mission. »


Alors que nous entrons dans la file d'attente, je restais un instant figé sur Sohan. Un air perplexe sur le visage. Une interrogation.

« Ta jambe est bien accrochée ? Elle risque pas de... fiouuu et bam sur quelqu'un autour... ? »

Mimant avec des gestes très simples et très expressifs. C'était une véritable question. Je m'étais toujours demandé comment ça tenait, comment ça marchait. Enfin. Comment ça fonctionnait...

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