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Le forum Rise From the Ashes est l'entière propriété de ses fondatrices Ilyria, Panda-Sama, Mzlle Lou & Zuzuu. Le contexte est basé sur la saga Harry Potter appartenant à J.K. Rowling et à été écrit par Ilyria. Le design et codes CSS sont d'Ilyria & Ludibaty (Theo & Leo). Les descriptions des catégories sont de Zuzuu. Les chronologies et autres annexes ont été inspirées par l'encyclopédie HP. Toute reproduction entière ou même partielle est interdite.


 


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 Tu veux que je t'apprenne la vie ? [Vaël&Pan]

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MessageSujet: Tu veux que je t'apprenne la vie ? [Vaël&Pan]   Mer 21 Nov - 13:07


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Et voilà, à nouveau, je me retrouve isolé dans la rue. Black screen dans le creux de mes yeux vitreux, sans vie, aspirés d'un rouge crasseux. C'est comme si je débarquais au milieu de mon existence, comme si mon esprit et mon âme s'endormaient de temps à autre alors que mon corps, ce crétin, gesticulait futilement à travers le monde. Comme si chaque partie de moi voulaient se tirer dans des directions différentes. Ma peau se déchirant sur une absurde séparation, un clonage abrupt et grossier de ma silhouette Je peux presque la voir, définitivement la sentir, cette étrange ombre coulante s'extirper de moi. Poussant derrière ma peau juste pour sortir en un morceau. Encore écrasé sur moi-même contre le macadam, à peine retenu par un banc mutilé et cul-de-jatte, je basculais sur mon dos et joignais mes mains.

« Seigneur donne moi la force de changer les choses que je peux changer,  le courage d'accepter celles que je ne peux changer et la sagesse d'en connaître la différence. »

Et voilà, à nouveau, elle s'extirpe de moi. Trouvant la sortie par delà mes lèvres. Je vomis. Lamentablement, je tâche le par-terre de ma chambrée à l'air libre de la veille avec le repas du temps susnommé. Un spasme crispe mes muscles et dans un élan mêlé de honte, de rire et d'adrénaline, je m'éjecte sur mes deux jambes. Manque de glisser et de chuter au mauvais endroit mais, les bras en hélices, j'évite le pire. Sans plus attendre, une cigarette pour empirer l'odeur de mon haleine mais en y cachant les vrais maléfices. Puis un pied devant l'autre et la journée commence. Soleil de plomb, froid de canard, quelques flaques pour tremper mes pétons, et je suis sur la route de la maison bien planqué derrière mes lunettes teintées noires. Une tête de trépas sur le faciès, détruis par l'existence des lendemains, j'erre plus que je marche. Merde, je suis pas allé bosser, demi-tour, le cinéma c'est à gauche. Je tire sur ma sixième clopes depuis le réveil, entretenant mon cancer sur le continu, sans pause, sans jamais faire autre chose. La fumée est toujours là en osmose, seulement séparée par de la prose.

« Hey, il est quelle heure ? »

Je lui souffle dessus, profitant du bonhomme rouge de l'autre côté de la rue pour récolter les bases des croquants standards. Son visage se déforme d'une grimace et il me juge d'un seul regard. Réaction simple et pure de l'humain moyen, effrayé comme une biche devant une voiture, dégoûté et trop embarrassé pour ne serait-ce que délier sa langue et offrir quelques mots.

« Tu as bien un téléphone ? Une montre ? T'es sûr que tout va bien ? Tu veux que je t'apprenne la vie ? »

Le bonhomme est vert et il n'en faut pas plus pour le malotru, il fuit en grommelant, râlant, soupirant une exaspération à peine exagérée. Me laissant avec moins de savoir que la populace hurlante et empressée, pressant et hébétée. Quelques pas, quelques vertiges, et mon ventre fait un croassement distordu. La faim s'en vient, mon dernier repas ayant refusé l'invitation à rester, le grand M jaune devant moi m'interpellait d'un regard coquin. La marche sûre, les mains dans les poches, je jette mon mégot contre la vitre. Il rebondit. Je peux le sentir aujourd'hui. Cette étrange force positive, ces bons jours qui sommeillent et s'éveillent parfois. C'est le début, le commencement d'une bonne période. D'une phase qui va déterminer à quelle hauteur je chuterais cette fois.

Après avoir sagement attendu mon tour en reluquant maladivement les charlottes des employés en cuisine, m'attirant quelques étranges onirismes du quotidien. Des fils de pensées sans impacts, ce vide constant qu'on oubli immédiatement. Ce fameux présent qu'on pense rater tout le temps.

« Un très grand café. 3 crèmes, 2 laits, 3 sucres. Et une glace, celle que tu veux, impressionne-moi. »

Un sourcil arqué, bouché bée, elle eut un instant d'arrêt avant d'hésiter sur la marche à suivre. Elle avait commencé à taper sur la machine mais elle n'était pas bien sûre de ce qu'elle allait choisir pour moi : l'amour ou la violence. Un nombre impair de tic-tac et elle soupire, elle tape une glace au hasard et la question fatidique frappe. Un montant s'affiche et peu importe le résultat, les chances qu'il soit moins cher que gratuit sont minimes. Ce n'est pas un manque d'argent, juste un oubli. J'ai de l'argent quelque part dans une veste, un peu dans un pantalon. Une carte de crédit et quelques vestiges de salaires pas gobés par la vie d'adulte. Si si, c'est vrai. Elle s'impatiente, elle m'interpelle, les gens derrière s'impatientent et la pression monte. La chaleur s'intensifie, rien à foutre de la compassion, de l'aumône, pourvu que je puisse être à l'heure, bouffer mon burger, boire mon coca. Je peux les entendre penser à travers leurs souffles, leurs sourires fabriqués et leurs moues serrées. Je monte sur le comptoir, le tout, c'est de sourire. De rire. De paraître. Sembler gentil et inoffensif. Et personne ne paraît plus inoffensif que moi.

« Mesdames et messieurs. Aujourd'hui, oui, seulement aujourd'hui, vous avez la chance de participer et de remporter quelque chose que vous n'avez jamais eu. »

Je glisse d'un mouvement habile pour me déplacer. Les bras pointant n'importe quoi ou n'importe qui dans la petite foule d'un fast-food au milieu de l'après-midi. Quelques jeunes, quelques familles de touristes, deux trois sans abris et voilà la dizaine est remplie.

« Et pour gagner. Rien de plus simple. Il suffit de prendre une décision. Vous savez comment faire ? Il faudra répondre oui à la prochaine question. Est-ce que vous êtes prêts à changer le cours de votre vie ? »

Une ambiance de feu. Impossible de retenir les gens plus enthousiastes que jamais, une véritable euphorie. Merde, aucune réaction. Rien de plus excitant qu'un silence pesant et gênant, quelques regards dépités et des rires moqueurs, pas vrai ? Pour peu, on allait me tabasser juste parce que c'est toujours drôle de faire fermer sa gueule à un clown. J'ai plus qu'à lancer les dés, je ferme les yeux, pointe au hasard quelqu'un.

« TOI ! Vous pouvez payer mon café et ma glace siouplait ? »

J'ouvre mes paupières pour montrer mes pupilles de chatons, je joue un peu mais j'ai bel et bien un estomac qui grince.
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MessageSujet: Re: Tu veux que je t'apprenne la vie ? [Vaël&Pan]   Mer 21 Nov - 14:56


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« La panure croustillante des nuggets, toutes chaudes ou tu n’as même pas besoin de sauce tant ça se suffit à soi-même… » Vael continuait de marcher, ignorant les paroles de son mini-lui en blond. Ses yeux, sa chevelure folle, mais la blondeur de sa mère et son sourire de lutin. Son esprit espiègle aussi, et avait hérité de lui, sa nonchalance. « Le caramel de leur glace papa !!! Leurs… chaussons aux pommes ! » Apollo ne cessait de le tenter, tel un petit diable. Son père finit par capituler, quand il parla des petits carrés de pommes tout chaud. Il l’amènerait au McDo. Ça fait quatre jour qu’il mange que ça avec le Burger King, je me dis que… C’est peut-être pas très sain à la longue. M’enfin, j’sais pas. S’il a notre estomac à sa mère et moi, ça devrait le faire… Enfin, j’essayais d’être. Un bon père ? C’est ça ouais…

« Okay ! » cédait-il enfin. Apollo poussa un cri de victoire. Il savait que les chaussons aux pommes du fast-food le feraient craquer. Il en mangeait au moins quatre, minimum. C’est sûr que pour apprendre à manger sainement, il ne devrait pas prendre exemple sur son père. Ni sur sa mère qui ne mangeait que du liquide et alcoolisé.

Il courrait déjà jusqu’au McDo le plus proche. Il faisait une obsession là-dessus, il savait où ils étaient, comme un radar. T’être qu’à force de trop l’en nourrir, j’avais développer son flair par dépendance. Il pouvait sentir une fritte à je ne sais combien de kilomètre, comme un requin qui pouvait sentir une goutte de sang dans l’océan. « Mais attends moi !!! Reviens ici ! » Aucune autorité, Apollo poussait une vieille sur son passage et s’engouffrait derrière la porte du restaurant à laquelle la dite vieille s’accrochait encore. Elle jeta un regard mauvais à Vael qui avait l’air d’en avoir après ce gosse. Le bouclé baissait rapidement la tête, l’air de rien, main dans les poches. Non, il ne connaissait pas cet enfant. Il fit même semblant de faire demi-tour et attendit qu’elle s’en aille pour se précipiter dans le restaurant.

Apollo-Jules faisait la queue, tranquillement. Pour l’instant. Vael l’avait rejoint et en attendant, il discutait avec Will par SMS. Il racontait qu’il venait de se prendre une baigne par sa mère, mais ça allait, elle était enfermée dans sa chambre, il restait dans l’appartement pour la survieller. « Normal quoi… » et Vael secouait la tête, pas convaincu. Il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter, surtout avec une réponse aussi nase que « normal quoi… »… Est-ce qu’il a seulement conscience que vu qu’on parle de ma mère, c’est pas… Enfin si, comme c’est de ma mère qu’il est question, c’est normal en fait… Ça l’est devenu.

Son fils lui tirait la manche depuis déjà deux minutes. « Dis papa, c’est pas Panpan là-bas ? » et il l’avait répété non-stop, ayant réussi à agacer quelques personnes autour d’eux qui n’attendaient qu’une chose que ce père réponde à ce pauvre enfant. Vael finit par le repousser sèchement. « Mais arrête ! Lâche moi. » et il levait la tête. « Oh merde, mais c’est pas… » et il se retenait de le dire en sentant la tension dans la foule. « Panpan… Oui. » Apollo finissant la phrase incomplète de son père. C’était stressant et frustrant.

Le regard du jeune-homme debout sur le comptoir balayait la foule et faillit croiser celui du demi-Français. Il baissait rapidement la tête, une main sur son front, pour cacher son visage. Il ne voulait pas être mêlé à ça. S’il pouvait l’éviter, donner son happy-meal à son fils et prendre ses chaussons aux pommes, ensuite partir tranquillement manger ça dans le parc...

« Allez viens on s’casse, on va prendre un Burger King. » finit-il par dire en attrapant son fils par l’épaule et l’entrainer en arrière.
« Mais je veux un McDo ! »
« Mais c’est pareil ! »
« Non, c’pas pareil ! »
«  » Ouais, il a raison… « On va dans un autre McDo. »
« Bah pourquoi ? Ici c’est drôle ! On peut monter sur le comptoir pour faire sa commande. » et une flamme dans le regard de son fils. Il aurait du resserrer la prise sur son épaule pour le retenir. Il lui filait entre les doigts et bouscula tout le monde, s’enfonçant dans la marée humaine jusqu’au comptoir.

Vael resta interdit, en plus de Pan, il y avait son fils qui venait de grimper. « Et moi, je veux un happy-meal ! Et plein de chausson au pomme pour mon papa ! » gueulait Apollo en montrant son père du doigt. Vael s’était baissé d’instinct au milieu des gens, les mains sur sa tête, comme si ça suffisait à le faire disparaitre. J’aurais du transplaner et l’abandonner là. Je serais revenu le chercher plus tard.

Apollo saluait alors Pan avec un grand sourire. Les gens étaient encore plus agacés et ceux gens autour de Vael avait fini par se retourner avec une nouvelle salve de regard bien pesant. « Mais c’pas bientôt fini cette plaisanterie !!! ». Vael finit par se lever et avancer vers le comptoir. Il n’eut presque pas besoin de pousser les gens, il se reculait sur son passage créant un couloir aussi accueillant que celui de la mort le menant à son exécution. « Non mais je les connais pas… » finit-il par dire pour se défendre. « J’aimerais juste récupérer celui-là par contre… J’ai fais une demande de rançon à ses parents... » dit-il en arrivant enfin au comptoir et cherchait à attraper son fils. Il fit un bond sur le côté, se retrouvant contre l’immense Pan. « Oh diiiis… Tu pourrais lui payer un café et une glace quand même ! » dit-il avec un regard réprobateur. « Et on gagne la chance de changer notre vie ! »

Il ne dit rien, n’osant même pas se retourner. Il fixait son fils, se demandant pourquoi il ne l’avait pas confié à la naissance finalement. Pourquoi est-ce que je suis senti aussi coupable... Des clients l’avait alors poussé-guidé jusqu’à la caisse où le perturbateur avait commencé sa commande. Vael dut s’y plier, que la vie reprenne… « Descend… » siffla t-il sèchement à Pan, mais rouge de honte. Il eut un sourire timide à la serveuse et soupira pour adopter une mine bien plus blasé. Apollo s’était assis au bord du comptoir et prit sa commande comme un pro. « Pas trop d’oignon dans le cheese s’il te plait…  Ah et n’oubliez pas les quatre chausson aux pommes pour mon papa ! » rajoutait Apollo ce qui fit sourire Vael. « Six… » précisait le père, ayant besoin d’un vrai remontant. Il passait affectueusement une main dans la tignasse de son gamin avant de se tourner vers l’autre boulet. « Et tu veux rien d’autre toi ? Fais toi plaisir... Enfin ! Déconne pas non plus. Commande pas pour la semaine. » préférait-il prévenir avec lui. Il était fun et marrant, mais si… imprévisible et là je suis avec Apollo, c’est pas… Il tendait sa carte pour encaisser. « Vous auriez du nous virer de ce restaurant... » marmonna t-il à la vendeuse, presque comme un appel à l’aide.

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MessageSujet: Re: Tu veux que je t'apprenne la vie ? [Vaël&Pan]   Mer 21 Nov - 16:10

@Sade 'Pan' Démy a écrit:

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J'ouvrais les yeux par la voix cristalline d'un enfant qui hurle. Visiblement un fan. Le premier. L'unique. L'absolu. Même résultat que si j'avais souri en découvrant le bienheureux élu par le hasard, personne au bout du doigt. Simplement un trou. Des gens s'étaient même déplacés silencieusement pour ne pas être dans le périmètre. Pour ne pas avoir à se confronter à quelque chose qu'ils choisissaient de sortir de la norme. Je devais l'avouer, mes épaules se lassaient, chutant sur la déception. Heureusement, je posais les yeux sur le ticket gagnant, l'excité à côté de moi sur le comptoir. Suivant dans une tentative approximative mes pas de danse, je reconnaissais l'allure friponne du terrible gamin.

« Apollollo ! »

Dans un sourire sincère, on se saluait comme des adolescents, frappant nos mains dans un petit cri de guerre victorieux. Je relevais la tête pour fouiller la foule. C'était impensable que je ne l'avais pas reconnu. Sa voix rugit à travers les râlements et soupirs muets. Personne d'autre pour élever la voix que la pauvre âme obligée de récupérer son fils. Je voyais les bouclettes débarquer et cherchant à attraper Apollo du comptoir. D'un bond il se retrouvait à côté de moi, défendant mon appétit. Jackpot. Un café et une glace offerte par le grand gourou.

« Vaël-sensei, me feriez-vous l'honneur ? »

Sans un autre mot, il m'ordonnait de descendre et je m'exécutais. Néanmoins je gardais le sourire, sur un coup de poker, j'avais ramassé les jetons. Subissant les regards appuyés des gens qui n'attendaient que le retour du calme pour perpétuer et enchaîner leurs réalités éloignées, je me faisais plus discret. Dans l'ombre de Vaël, tâchant de prendre la même posture dans quelques essais timides et se voulant invisibles. Je laissais le gamin commander, et lorsque son père se tournait vers moi pour poursuivre la commande, je savais déjà quoi répondre.

« SIX CHAUSSONS AUX POMMES COMME VOUS ! »

Ahem. Avec plus d'enthousiasme que prévu, quelques éclairs me foudroyaient à nouveau mais rien ne pouvait démonter mon entrain. Détruire mon excitation. Briser mon âme. Il finissait de payer et on allait s'installer, sous une impulsion de rejet on s'isolait dans un coin. Le genre d'endroit que tout les fast-food ont, celui qui semble un peu plus sale que les autres. Plus sombre. Moins neuf. De plus en plus, mon souffle halète. Il accélère. Je sens mon sang bouillir, mes pupilles s'ouvrir, mon corps souffrir. Agir et plus se souvenir.

Je me levais, une idée derrière la tête. Dans le coin des boissons, j'agrippais une poignée de pailles. J'en lançais la moitié à Apollo. Déchirant le haut d'une des pailles, je soufflais le papier vers eux. Réaction immédiate.

« Bataille de paille ! »

Comme un enfant sans limite, un énième caprice. Un important. Le genre qui fait illusion, qui cache une douleur à profusion. Faire n'importe quoi pourvu que j'en perds le souffle. Ne pas s'arrêter, c'est ça le secret. Vivre, crier, rire, hurler. Faire du bruit pour arrêter le flot de pensée, arrêter le flux de divaguer. Enfin, se concentrer sur l'absurdité et combler le silence par des jeux, des sourires et des stupidités. Oui, faire n'importe quoi pourvu que je fuis assez loin pour ne plus me faire rattraper.

Des papiers de pailles partout autour, c'est un autre regard colérique qui tombe sur nous quand la serveuse amène les commandes. Sans plus attendre, j'attrapais un chausson pour croquer dedans. Je m'arrêtais en regardant mes deux sauveurs. Un moment d'hésitation puis je finis par cracher le morceau sur la table.

« Je savais plus si j'étais allergique ou si j'aimais pas les pommes. Maintenant je sais. J'aime pas ça. »

Essuyant ma langue en léchant une serviette, je me brûlais en avalant quelques gorgées de café.

« Dis Apollo, tu veux voir la salle de projection d'un cinéma ? Dis ? Tu veux ? Il y a plein de trucs cool. »

Pas très convaincant mais je tournais les yeux pour les poser sur le grand gourou. Je forçais le regard. Je papillonnais des cils. Je m'avançais sur le dessus de la table.

« Senseï, j'ai besoin d'aide. Il faut que tu viennes au cinéma avec moi, j'ai un plan. »

Il fallait que je sois à l'heure pour les projections du soir. C'était déjà foutu pour l'après-midi, le vieux Sanjay avait peut-être fermé. Impossible que cette vieille carne lance la moindre pellicule, il était pas doué de ses huit doigts. La serveuse faisait quelques va-et-viens alors que je faisais mine de ramasser deux trois papiers de paille. Histoire de les déplacer, les rassembler pour réduire le travail, pour créer l'illusion du respect et cacher l'insolence de la fainéantise. J'attendais que Vaël me réponde, j'avais lancé un hameçon, je jouais sur ma chance. Pour le moment, ça avait plutôt bien marché.
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MessageSujet: Re: Tu veux que je t'apprenne la vie ? [Vaël&Pan]   Mer 21 Nov - 19:11


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C’était deux enfants sur le comptoir, dont l’un qui avait bien dépassé l’âge, mais ce n’est pas Vael qui le jugerait trop sévèrement. Pour lui, il n’y avait pas d’âge pour être un enfant et qu’il l’était resté, un peu coincé car il a du grandir trop vite. Il courait après son enfance insatisfaite. Poussé à sa sentence, il devait aligné l’argent pour les clients qui attendaient, pour Pan qui ne voulait qu’un café et une glace, puis la serveuse qui ne savait plus où se mettre, autant que Vael à cet instant. Il ne s’était même pas offusqué de sentir les mains des gens le pousser à l’abattoir. A son jugement. C’était son ami. Et son fils. Pourquoi pas leur fils ? Ils paraissaient assez fins et excentriques tout les deux pour… T’être étaient-ce trois frères, le dernier qu’un vilain petit canard que leur mère aurait eu avec le facteur. Un joli petit cygne blond.

Vael secouait négativement la tête quand Pan s’adressait à lui, perché du haut de son comptoir. Un instinct de survie de ne pas confirmer aux gens qu’il le connaissait bien, car c’était trop tard. Vu comme le fils lui avait presque sauté dans les bras c’était évident. Le jeune-homme ne se fit pas attendre pour descendre. Vael lui donna malgré tout un petit poing complice contre l’épaule pour le saluer et Apollo prenait la commande. Pan renchérit de six chaussons pour faire comme son Mentor. Il n’avait pas remarqué qu’il l’avait mimé, mais ça l’aurait sûrement touché dans un premier temps... A la longue, il aurait trouvé ça angoissant.

Enfin, il trouvait ça adorable et il paya la commande pas du tout équilibré pour aller s’isoler sur une table. Même sans ça, Vael prenait toujours ces tables du fond, un peu isolé des autres. Vu son fils, il valait mieux. Vu les gens sur terre, il valait mieux aussi. Pan disparut et Vael se dressait sur son siège en panique, prêt à intervenir et le rattraper. Puis quand il compris que son fils était toujours lui, il s’avachit de nouveau sur la banquette sans coussin. Une sale habitude avec son gamin qui partait aussi sans prévenir.

Il aurait peut-être du garder un oeil sur lui comme son fils. Une bataille de paille était improvisée. Au début, c’était Apollo et Vael qui soufflaient à deux sur Pan, mais finalement… Vael préparait les pailles et les tendait à son fils qui les envoyait avec une cadence digne d'une mitraillette ! Ils étaient plus efficace en équipe ces deux là. Ils en rataient jamais une, et il aimait autant faire équipe avec son mère, surtout contre son père. Apollo en voulait encore, il voulait aller chercher d'autre pailles mais la serveuse descendait avec la commande et ils prirent tous une mine honteuse, un sourire sous cape. C’était emmerdant pour elle, mais de notre place c’était tellement… vivifiant. Vael gloussa en comprenant que Pan ne faisait qu’embrouiller la serveuse d’une aide illusoire.

Le jeune croquait déjà dans un chausson alors qu’Apollo éventrait son happy-meal pour avoir sa surprise et le burger. Il regardait à travers le sachet. « Mange… » lui marmonna son père. Il dépliait le burger en restant focaliser sur la pochette du jouet et se jetait dessus pour l’ouvrir avec les dents. Vael abandonnait et glissait une main dans le boite pour enfant et lui piquet quelques frittes. Il avait tourné la tête vers Pan, pensant qu’il y trouverait plus intéressant à faire, dire ou voir… Presque. Il esquissa un sourire, puis une grimace dépassé parce qu’il avait entendu et l’air bien plus dépité. « T’aurais oublié que t’étais allergique, rien que pour ta connerie totalement inconsciente, je t’aurais regarder t’étouffer avec ton œdème de Quincke. » lui répondit-il sans émotion, mais il avait eu les boules si ça avait été réellement le cas. Heureusement que ce n’était pas le cas, plus de peur que de mal… Il préférait encore ça, même s’il l’avait mauvaise. Il ne voulait pas être accusé de non-assistance à personne en danger. Déjà qu’il gérait mal quand c’était son fils qui se blessait…

« Ouais !!! Je veux ! On y va genre… Maintenant ?! » demandait-il déjà des étoiles dans les yeux. Val l’observait avec un petit sourire, il aimait cette curiosité infini qui émanait entièrement de lui et sa nature entière. Il en avait presque ses boucles d’or qui frétillaient. Il sourit à Pan. « Euh bah… ». Il regardait son fils et hésitait. Allez dans un cinéma, ça ne le gênait pas du tout, il adorait les films, mais de l’aide… Il avait peur de se mettre dans une galère, mais s’entrainer dans une galère avec lui, il était plutôt partant. Juste qu’avec son fils dans les pattes. « Qu’est-ce qui se passe ? » demandait-il, voulant encore peser le pour et le contre avec un peu plus d’information. « Il a école demain et moi aussi, si ça me prends pas trop de temps, ça peut se faire. »
« C’est pas grave P’pa, je me trouverais un petit coin pour dormir, je prends pas de place si je me mets tout en boule. »
« Explique moi ton plan et je vois si c’est assez tentant pour accepter de te donner mon honorable aide jeune padawan… » prit-il alors un air plus sérieux et Apollo plissait les yeux, les mains jointe comme un disciple de kung-fu et hocher la tête gravement. Il imitait Yoda.

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MessageSujet: Re: Tu veux que je t'apprenne la vie ? [Vaël&Pan]   Lun 26 Nov - 13:16


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C'était toujours comme ça dans ce genre de période. Quand ce sentiment monte lentement. Comme un insidieux liquide me dévorant goutte de sang après goutte de sang. Un shot d'adrénaline, la bouche refroidie comme si je prenais le contrôle des mouvements telluriques. Je me sentais vivant et c'était mauvaise signe. Impossible pour moi de m'en rendre compte, je salivais déjà devant la clarté de mes idées. Personne pour arrêter la machine maintenant, aucune pilule n'est efficace. Maintenant, il faut juste limiter la casse. Tout faire pour pas que ça s'encrasse et prier pour que le temps seulement m'en débarrasse. Acculé par la contre-attaque en famille, dans cet éclat perdu de lucidité, je lâchais un rire trop bruyant dans des hoquets perturbants. Plus insolent que jamais, honteux mais arrogant, le repas reprenait. Passé l'incident ds chaussons aux pommes, je les poussais vers Vaël avec un air de dégoût. Je gardais celui que j'avais dans la main en trophée puis, regardant un coup Apollo qui dévorait le plastique autour de son Graal, je me forçais à faire une autre bouchée. Mâchant avec un visage déformé d'épouvante, aussi traumatisé qu'un bébé qui mange du citron pour la première fois. Le coulis de pomme chutait sur la table, quelques miettes collées au menton, j'espérais qu'au moins l'effort était apprécié. Je me débarbouillais avant de poser mon front sur la table.

« J'ai échoué. Je ne pense pas réussir à aimer les pommes comme vous, Vaël-sama ! »

Je noyais mon échec dans mon café, un sourire amusé sur la bouille androgyne de mes airs angéliques. La journée se présentait bien mieux que mon réveil. La veille se mettait en morceaux, j'avais seulement l'effroyable sentiment d'oublier quelque chose d'important. Aller bosser ? Non, c'était pas ça. Après tout, c'était pas la première fois. Puis le vieux Sanjay ne m'en voudra pas. Je me fais pas trop de tracas, j'ai déjà un plan pour ça.  

« Il faut que tu fasses semblant de m'aider à installer le nouveau projecteur ! »

Demi-mensonge éhonté. Je ne pouvais pas seulement tout dire comme ça. Sans ajouter un peu de mystère à l'intrigue. Du suspense. Quelque chose de caché derrière une vérité. Omettre et mentir, une nuance discutable mais bien assez légitime pour assurer que mon plan marche. Tout marcherait comme prévu. Je le sais. Parce que ça fonctionne toujours dans ces moments-là. Dans ce pic étrange de flegme, quand tout s'aligne parfaitement et que le puzzle se construit simplement. Dans cet état, l'émotion explose, la lueur s'affiche sur les yeux et tout s'emballe rapidement. Comme un train en marche, les vieux modèles à vapeur. Toute cette machinerie qui bouillonne au feu du charbon, la vapeur qui nappe le paysage et le mécanisme qui commence à tourner. À battre son plein. À faire rugir et grincer le métal des roues sur la voie ferrée. La vapeur est montée, les roues sont huilées, je me sens presque partir.

« Tu sais, le vieux Sanjay, il est incapable de m'aider. Mais jamais il acceptera que je le fasse tout seul, il est certain que je vais me tuer. Du coup, c'est simple. Toi, t'es le gars futé qui vient en professionnel pour superviser. Je ferais tout le travail et le vieux Sanjay, il sera content. Il se peut bien qu'il te dédommage. »


Coupant chacune de mes phrases par une gorgée de café ou une bouchée de glace. M'arrêtant au milieu pour maîtriser avec brio l'intense douleur au crâne qu'on a quand on mange trop froid trop vite. Mais les bases étaient lancées. Le contexte parfaitement posé. C'était ça, après tout. Plus ou moins, presque tout.

« Alors ? On y va ? »

Sans attendre une réelle réponse, je me levais direction la sortie. De toute manière, Apollo avait dit maintenant et à deux contre un, le grand gourou n'avait pas vraiment le choix. C'était peu équitable mais le temps tournait et j'avais déjà raté un après-midi de travail. Si je loupais le début de la soirée, c'était mort. Le plan serait pas assez crédible. Il était fou le vieux Sanjay, pas idiot.

« C'est deux blocs tout droit, un bloc à gauche. »


Déjà dehors, tenant la porte avec mon pied pour les laisser passer. Je braillais, comme pour dire au revoir à la foule endiablée. Je suis presque sûr que tout le restaurant a applaudi quand on est sortit. La joie d'avoir été divertit, d'avoir une histoire à raconter ce soir, un peu d'épice dans la soupe fade de leurs quotidiens. Ça ou alors ce n'était qu'un trou dans ma réalité. Une idée qui devient vérité et le premier de mes pas en dehors de la réalité. Une image posée sur une respiration coupée. Je bloque un instant et j'allume une cigarette. Un souffle dans un soupir, je fronce les sourcils.

« Merde, j'ai oublié ma glace. »

Clope au bec, je traverse d'une traite le restaurant choqué, attrape ma glace et repars comme je suis entré. Accélérant le pas, je fais un signe de tête pour qu'ils me suivent dans l'empressement.

« Je suis sûr que quand vous vous êtes levés ce matin tous les deux. Vous ne vous êtes pas dit que vous alliez tomber sur moi. Pourtant... PAN ! C'est moi. Une chance quand même.Vous aviez prévu quoi ? »

Ralentissant le pas maintenant à distance des emmerdements. Je souriais à grandes dents, discutant, en attendant d'être devant le vieux bâtiment. J'adorais ce cinéma, tout en pierre, grossier sur le paysage modernisé. Un peu délabré et flashy avec toutes les lumières sur la devanture. Les affiches étaient toujours mal calées, mais une fois à l'intérieur, c'était une autre aventure. C'était comme pénétrer le hall d'un vieux manoir. Peut-être même plus comme un sordide lupanar des années folles, aux excessifs velours, aux couleurs chaudes sur des lumières tamisées. Deux salles, une seule salle en service et au confort inégal, fallait choisir sa place avec soin mais sur la technique il n'y avait rien à redire. Peu de monde donc peu de bruit. Quelques appartements au dessus. Le mien déjà et ça faisait quelques temps que je vivais là-bas. Sanjay me payait pour gérer le cinéma avec lui, faire les projections, l'entretien et tous les trucs qu'il pouvait plus vraiment faire. Les salaires n'étaient jamais les mêmes mais il me laissait vivre ici gratuitement. C'était notre arrangement. C'était bien plus efficace quand elle était là. Maintenant, j'ai un peu l'impression de le voler.

Je relevais la tête ne sachant pas trop depuis combien de temps je divaguais dans ma tête. Un regard sur ma cigarette, je jaugeais sur la cendre. J'étais bon, quelques secondes seulement. Pourvu que ça dure pas plus longtemps. Je me collais à la cadence et aux mouvements exacts de Vaël, je reprenais le cours de mon présent, avec de nouveau un air conscient.
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MessageSujet: Re: Tu veux que je t'apprenne la vie ? [Vaël&Pan]   Sam 1 Déc - 12:37


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« Tu sais… Je n’aime pas forcément les pommes… J’adore juste les chaussons aux pommes. » le reprit-il, juste pour répondre quelque chose, accompagnant ses paroles d’un petit sourire complice. Pan était tellement drôle. Vael adorait les personnes un peu à part comme Alena, il se sentait moins seul et les gens n’imaginaient pas à quel point ils pouvaient être enrichissant si on savait les voir dans leur ensemble, comprendre leurs réflexions un peu exubérantes, leur philosophie. Ils partageaient leur façon de voir le monde autrement. Toutes façons j’ai été entouré de dingo et cas social, donc je pense que je cherche un peu après… Je me sens plus à l’aise.

Le jeune-homme lui parlait donc de son projet qui devait le tirer lui et son fils dans le cinéma. Le fourbe, il avait déjà attirer l’attention d’Apollo en quelques mots. Je vais devoir négocier contre deux si je refuse… Qu’est-ce qu’il prépare encore ? Je suis curieux quand même, mais ce n’est pas raisonnable. Je vais m’abstenir. Déjà qu'il y a deux jours, je lui ai explosé le nez par terre à Apollo. Enfin, je précise qu’il m’a pas aidé. Ce n’était pas voulu ! Il courait, je l’ai attrapé, il est tombé et bam ! Un accident… Et c’était bien la quatrième fois qu’il lui explosait le nez, indirectement. Son fils ne s’était gêné de lui rappeler. Celui qui avait été père trop jeune et qui n’avait pas forcément eu en projet de l’être un jour, voulait un peu plus d’information. Pan lui demandait de l’aide. Vael le regardait avec perplexité. Non pas qu’il n’y arriverait pas, il touchait à tout et il comprenait vite. Avec un peu d’explication et d’instinct… Juste, il s’attendais à mieux… Il attendit sans rien dire, voir s’il y avait une suite.

Il y en avait une et Vael sourit en secouant la tête. « Il a peut-être raison, tu vas sûrement te tuer tout seul… » lui dit-il d’une raison automatique que l’éducation d’un enfant influençait inconsciemment. Surtout quand on essayait d’être un père pas trop naze. Après, c’était plus pour la forme, il comprenait parfaitement… S’il avait été à la place de Pan, il aurait prouvé qu’il pouvait le faire seul. Cela l’aurait trop démangé. Et peut-être que je serais allé chercher Sade pour un coup de main… Comme quoi.

Pan lui demandait s’ils décollaient maintenant, Apollo tournant sa tête avec ses yeux de chat potté et ses petites boucles folles qui rebondissaient partout autour de sa bouille d’ange. Pan se levait déjà, Apollo le suivait venant prendre la main du géant et Vael eut un sourire amusé et attendri. Deux sales gosses. Vael remballait tout les chaussons au pommes dans sa besace en cuir, en vidant seulement le plateau dedans. Il n’allait pas laissé tout ça. Cela lui fera un encas pendant qu’il travaille. Il les suivait mais à peine arrivé dehors, Pan repartait dans le restaurant pour récupérer sa douceur glacée. Avant qu’il n’embarque son fils qui lui tenait la main, n’ayant pas vraiment confiance, il attrapait Apollo par le bras pour qu’il reste avec lui. Je le perds déjà tellement facilement moi, j’aimerai qu’on perde pas de temps ce soir pour le chercher encore.

Il avait dit tout droit, deux blocs – à gauche, se mit-il à réfléchir alors que son fils faillit lui briser le dos en lui sautant dessus, pour venir s’agripper à son cou comme un petit singe. Il lui attrapait les jambes et subissait de le porter. Apollo voulait juste un peu d’attention. Son camarade de ce soir était revenu et partageait cette surprise de le croiser ce soir. « C’est vrai que c’était inattendu, surtout à cet endroit. Je ne sais pas combien de fois je l'ai amené cette semaine, mais ça commençait à bien m'emmerder. Au moins, t'as mis un peu d'ambiance, ça changeait. » lui répondit Vael avec un petit rire. « Et on n’avait rien prévu, un McDo et au dodo… Peut-être un petit tour dans un parc avant de rentrer. Rien de très… passionnant. ». Il était sortit surtout pour éviter sa mère et passer un peu de temps avec son fils, surtout depuis la dernière scène qu’il lui a fait. « Tu sais que l’autre jour, Apollo racontait à qui le voulait que j’étais sûrement un extra-terrestre… » lui partageait-il, alors que ce culpabilisant souvenir venait encore de le frapper à se rappeler ce qu’il comptait bien faire ce soir et pourquoi il le faisait. Rien, il a raison le pauvre Apollo, on n’est vraiment naze comme parents. C'était juste pour faire la discussion sur le chemin. Apollo ricanait à ce souvenir par contre.

Ils étaient arrivés devant le petit cinéma indépendant. Il l’aimait bien ce petit ciné. Il y venait de temps en temps et c’est bien ainsi qu’il avait fini par rencontrer Sade et discuter avec lui. C’est vrai que ça ressemblait à un lupanar un peu rétro, mais c’était bien ce qu’il aimait ici. Ce côté kitsch et rétro, puis les vieux films qu’il repassait. Il n’y a pas à dire, Audrey Hepburn sur une toile, moi je fond… Avant d’entrer, Vael posait Apollo au sol et lui demandait de ne rien dire, sinon ils vont pas pouvoir rester. « On n’a pas de rôle à te donner cette fois-ci. Tu seras mon fils, un peu fatigué qui parle pas, trainé par son papa, okay ? » Donnait-il les indications à son fils qui fit une mine déçu. Jouer des rôles avec ses parents, il le faisait souvent, surtout avec sa mère qui n’hésitait pas une seconde à l’utiliser. Mais la plus part du temps, il allait voir le vigile de la supérette, pleurait à chaudes larmes car il était perdu et faisait diversion pendant que Vael et Robyn s’abandonnaient à quelques larcins.

Ils entrèrent, Apollo lui donnait la main et à peine entrée, il se préparait à bailler mais personne. Ils avançaient et croisait le propriétaire. Le petit blond sortit alors son bâillement qu’il avait raté quelques secondes plus tôt. Vael lui offrait un bonjour professionnel. Il laissait Pan expliquer pourquoi il était là, le présenter comme le pro des projecteurs. Vael espérait que le vieux Sanjey ne le reconnaitrait pas, vu qu’il passait de temps en temps. Mais non, il avait l’air plus dérangé par l’heure d’intervention. « Vous voulez qu’on l’installe ou pas ? Je suis disponible là... Sinon, ce sera dans une semaine… ». L’homme hésitait et acceptait finalement, louchant sur l’enfant. « Soucis de baby-sitter, elle a la chiasse, elle m’a lâché… » dit-il avec un sourire dépité et levant les épaules. « Les aléas de la vie… » soupirait-il, comme tout aussi dérangé d’avoir son fils dans les bras et pour travailler. Pas difficile à jouer.


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MessageSujet: Re: Tu veux que je t'apprenne la vie ? [Vaël&Pan]   Sam 8 Déc - 13:01


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« Hum..Donc le chausson est important... »

J'aurais bien noté ces sages paroles sur un carnet mais je n'avais rien sur moi. Pas même un stylo quatre couleurs dans le fond des poches. Le repas fut rapidement expédié. Après tout, j'avais échafaudé un plan, ça n'était pas pour rien. Parfois je culpabilisais de jouer sur cette naïveté, cette manipulation facile. J'en prenais conscience dans quelques sombres pensées et autres égarements sur mes moments solitaires. C'est idiot un peu hypocrite de s'en ronger les doigts. Mais j'y peux rien lorsque j'y décortique mon orgueil, ma fierté, ma prétention. C'est comme regarder son âme et même si on arrive à l'entre balancer avec quelques faisceaux de lumière, on fait face à un tableau noir. C'est effrayant. Un gigantesque mur d'obscurité avec si peu de reflet, si peu de texture. Je me réconfortais d'illusion. Je me disais que c'était nécessaire, non ça n'était pas égoïste, c'était le bien commun. Oui voilà. Une preuve de confiance, un acte d'admiration. Il y avait toujours plus à faire pour les héros quand ils débarquaient sur le terrain. Plus que la théorie, toujours plus que ce que le plan de base prévoyait. Sans élément de surprise, le film était plat. Il n'y avait pas d'épice, pas de saveur ni aucun sursaut. Oui voilà. C'était un gentillesse, une fourberie adorable, pardonnable. Quelque chose dont on ne peut tenir rigueur au pauvre Pan. Au lunatique Pan.

« Oui c'est inattendu ! Je me suis réveillé il y a à peine quelques heures, si j'avais pas eu faim je serais allé directement au cinéma et on se serait loupé. »

Je marquais une pause en repensant à ma soirée la veille. Quelques images se percutaient sur l'ensemble très nuageux. Beaucoup de flou et toujours l'exécrable creux d'avoir derrière le crâne un oubli. Quelque chose d'important. Il se pourrait même que ce soit quelqu'un. C'était pas l'anniversaire de l'autre là ?

Je terminais ma glace avant de m'attaquer plus sérieusement à mon café. Libérant une de mes mains pour fumer une autre cigarette. J'arrêtais plus, toujours de la fumée autour de mes doigts, toujours une gestuelle qui prend aucune pause. Je laissais mon esprit revenir doucement vers le présent alors que le père et son gosse faisaient une drôle de pair. Il était amusant de voir à quel point ils pouvaient se ressembler dans l'attitude. C'était impressionnant de voir à quel point le grand gourou pouvait faire prendre de responsabilité. Dans cet étrange flegme, cette maladresse excentrique qu'il dominait sans faille. J'avais une réelle admiration pour cette assurance qu'il possédait dans l'absurde. C'était ce qui le rendait si spécial.

« Je n'aurais aucun mal à t'imaginer extra-terrestre. Je suis sûr que tu es là pour nous montrer la voie à suivre. Ou nous dominer en nous envahissant de l'intérieur. »

Je souriais, riant un peu alors que nous arrivions rapidement devant le cinéma. Moment de vérité. Quelques pas dans l'absurde bâtisse et on poussait la porte de service pour grimper un petit escalier qui menait vers les appartements. À cette heure-ci, le vieux Sanjay était forcément dans l'entre-deux qui marquait la séparation entre le cinéma et les logements. Une sorte de petit salon qui faisait office de hall pour tout le monde. Un peu cosy, les locataires d'ici cherchaient tous un peu la discrétion. Si les séances de journée ne marchaient pas bien ici, les séances nocturnes et pornographiques régalaient les recettes et permettaient au cinéma de survivre. Il ne fallait se laisser avoir, le vieux Sanjay était un vieux lubrique. Sans aucun doute. Lorsqu'on débarquait dans la pièce, on avait capté son attention dans la seconde. En un seul regard je pouvais voir le furie dans le fond de ses yeux. Il était prêt à choper son sabot et m'attaquer de front. Le chausson est important, c'est bien vrai. Je devais agir vite, je jetais mes bras devant moi pour arrêter son élan.

« Non, non, non, attends ! Regarde ! J'ai amené un spécialiste. Un professionnel. Le mec, c'est un génie avec ses dix doigts. Il est magique. Le meilleur sur le marché et il est disponible, maintenant, pour fixer les trucs à fixer, réparer les trucs à réparer, et tout, et tout. »

Je reprenais mon souffle alors que le vieux Sanjay semblait suspicieux. Alors qu'il posait ses yeux sur le gamin, Vaël se chargea d'esquiver l'inspection. Tout semblait fonctionner pour le moment.

« Comment t'es tombé sur ce charlatan ? »

Un soupir et le vieux Sanjay tournait de la tête, dépité. Il n'avait pas mordu à l'hameçon, mais une occasion se présentait et ça rentrait pile dans le plan.

« Il était là à la séance aujourd'hui. Babysitter absente, un petit cinéma avec son fils. C'est une activité courante. »

Je faisais oui de la tête avec insistance vers Vaël pour qu'il approuve. Je venais de m'acheter un alibi en or. Impossible que le vieux Sanjay puisse réellement savoir s'il y avait eu une séance ou non. Il passait ses journées à passer le balai dans le couloir. Parfois il s'arrêtait, fumait une clope en écoutant la radio sportive. Rien n'était plus propre que ce foutu couloir. Tout le reste tombait en lambeaux.

« Faudrait commencer par colmater le mur. Après l'urgence, c'est d'attraper le chat qui traîne dans la salle...Si ton partenaire de crime peut faire ça déjà... »

Il passait son balai nerveusement pour pousser quelques poussières invisibles. On pouvait juste entendre le frottement sur le sol. À ces mots je faisais une grimace vers mon « partenaire de crime ». Oui, bon, c'est vrai, il y avait un peu plus à faire qu'installer le nouveau projecteur. Le vieux Sanjay disparaissait en marmonnant alors que je me tournais vers Vaël.

« Moi installer le projecteur, je sais faire. Du coup, tu colmates le mur et après on attrape le chat ? C'est simple, tu dois juste tartiner le mur avec de la pâte. Tu vas voir c'est fun. »

Un peu de travail manuel, c'était exactement ce qu'il fallait. Tout le monde serait content à la fin de cette journée productive. Puis je suis sûr qu'une fois qu'on aura réparé le mur, attrapé le chat et installé le nouveau projecteur, je suis sûr que Vaël pourra dire au vieux Sanjay d'embaucher quelqu'un pour la deuxième salle. Mais ça, c'était une autre partie du plan.

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