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Le forum Rise From the Ashes est l'entière propriété de ses fondatrices Ilyria, Panda-Sama, Mzlle Lou & Zuzuu. Le contexte est basé sur la saga Harry Potter appartenant à J.K. Rowling et à été écrit par Ilyria. Le design et codes CSS sont d'Ilyria & Ludibaty (Theo & Leo). Les descriptions des catégories sont de Zuzuu. Les chronologies et autres annexes ont été inspirées par l'encyclopédie HP. Toute reproduction entière ou même partielle est interdite.


 


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 Teaching You | Vincenzo Scopoli

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Pandora A. Miller

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MessageSujet: Teaching You | Vincenzo Scopoli   Ven 9 Nov - 22:02

Vincenzo Scopoli
Teaching you
En arrivant à Poudlard comme bibliothécaire, vous n'aviez pas trouvé meilleure idée que d'habiter dans le village d'à côté, Pré-au-lard. C'était un petit village que vous connaissiez bien pour y avoir passé du beaucoup de temps durant vos études dans la fameuse école de sorcellerie. Vous aviez trouvé une petite maison que vous aviez acheté et rénové. Elle était relativement simple et paraissait toute petite de l'extérieur, mais grâce à un sort, vous aviez agrandis les pièces. L'espace qu'offrait votre manoir vous manquait et vous n'aviez pas pu vous empêcher de modifier un peu l'intérieur à son image. Il s'agissait donc d'une maison avec des hauts plafonds et de grands espaces. Le salon était dans les tons clairs, un peu de blanc cassé et de vert forêt, un parquet en bois et des tomettes en marbres ornaient le sol de votre salon ouvert sur la cuisine. De lourds rideaux en velours verts ornait les fenêtres, il y avait des doublures en tissus banc afin de laisser passer la lumière lorsque vous le vouliez. Le reste de la maison était dans le même esprit, vous disposiez aussi de votre propre bibliothèque où se mêlait littérature moldu et sorcière.

Votre chat, Uriel, passait son temps dehors, il n'était pas très casanier et vous le laissiez faire parce que vous compreniez son besoin de liberté. Pourtant, vous vous étiez rapidement rendu compte qu'à l'heure du repas, monsieur aimait se poser dans les pattes d'un inconnu. Lorsque vous n'étiez pas chez vous, que vous étiez à la bibliothèque de Poudlard en train d'exercer votre métier, c'était cet homme qui s'occupait d'Uriel. Vous aviez donc décidé de remercier cet inconnu et vous aviez trouvé un terrain d'entente. Vous lui donneriez des cours. Tout ce qu'il voulait apprendre, vous pouviez le lui enseigner. Vous étiez une bibliothèque à vous toute seule tellement vous aviez lu. Bon, cela ne faisait pas de vous un bon professeur pour autant, mais c'était quelque chose à tester. Vous aviez donc proposé à Vincenzo de venir chez vous après dix-huit heures pour commencer à payer votre dette, si on pouvait appeler cela comme ça. Avec tout ce qu'il se passait, vous aviez un peu peur tout de même qu'il ne s'agisse d'un psychopathe mangemort et qu'il décide de vous tuer avec le sortilège de doloris. Si on devait ne plus rien faire parce qu'on avait peur de tout, il ne fallait plus sortir de chez soit et s'y enfermer à double tour.

Vous aviez récupéré pas mal de livres de la bibliothèque, ils traitaient tous d'un sujet différent afin de pouvoir répondre aux mieux aux attentes de Vincenzo. Vous ne saviez pas vraiment pourquoi il désirait apprendre ou approfondir ses connaissances, mais vous aimiez tellement partager votre amour pour les livres et le savoir que cela ne vous dérangeait pas le moins du monde que d'aider quelqu'un qui avait, peut-être, cette soif aussi. En attendant qu'il arrive, vous aviez décidé de vous faire un petit repas rapide et de faire infuser quelques herbes pour le thé, si une petite tasse lui donnait envie. On frappa à la porte et vous vous étiez levée pour ouvrir celle-ci. « Bonsoir monsieur Scopoli ! Vous êtes prêt pour étudier ? » on pouvait lire une certaine excitation dans vos yeux. Vos longs cheveux blonds tombaient en cascades sur vos épaules et vous aviez une longue robe noire avec un col montant. Vous souriez à votre élève et vous l'invitiez à entrer. Vous lui faisiez signe de la main de vous suivre jusqu'à la bibliothèque où vous aviez posé les livres sur une longue table. « Il y a de tout, vous pouvez choisir les sujets que vous voulez aborder ou apprendre et nous nous y mettrons. » Vous repartiez vers la cuisine afin de récupérer le thé et deux tasses. À votre retour, vous vous posiez sur une chaise et vous attendiez que Vincenzo ai fait son choix.

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MessageSujet: Re: Teaching You | Vincenzo Scopoli   Sam 17 Nov - 18:49

Vincenzo Scopoli
Teaching you


Depuis quelque temps, sa vie chaotique s'était agrémenté d'une nouvelle habitude. Quel que soit le coin de la ville où Vinny se trouvait, lorsque l'heure du repas sonnait, il avait la quasi-certitude de voir toujours le même chat se pointer. Au début, il avait râlé et tenté de faire décamper ce chat qui était bien trop propre pour ne pas appartenir à quelqu'un. Puis, le félin avait fini par l'avoir à l'usure. Le cracmol pestait toujours un peu pour la forme, mais, au final, il finissait toujours par donner un bout de son repas même lorsque ce dernier était frugal. À force, le chat n'avait plus aucune méfiance à son égard et se montrait de plus en plus audacieux lorsqu'il s'agissait de quémander sa pitance. C'était devenu une routine relaxante qui l'amusait. Regarder le chat s'empiffrer en lui lâchant quelques commentaires comme si le félin pouvait le comprendre tout en le caressant brièvement avec ses mains crasseuses, puis il repartait pour mieux revenir le lendemain. Un petit instant de paix, d'une simplicité plus que bienvenue dans sa vie compliquée.

Il avait finit par découvrir que le petit pique-assiette à quatre pattes s'appelait Uriel, ainsi que de faire la rencontre de sa propriétaire. N'ayant pas pour habitude de passer à côté d'une occasion en or, Vincenzo avait trouvé comment transformer sa bonne action en échange de service. Pandora avait l'air d'une bibliothèque vivante et lui manquait cruellement d'éducation. La faute a une scolarité arrêtée en cours de route. Vinny avait toujours su se débrouiller avec ses maigres connaissances, mais, comme il avait des vues sur une dame inaccessible, il se disait qu'un peu de culture supplémentaire n'était pas du luxe, juste de quoi agrémenter leurs joutes verbales. Entre-temps, sa vie avait gagné un autre niveau en matière de complication. Au point que, lorsque l'Italien se rendit au rendez-vous donné, il n'avait pas un sujet d'études en tête mais deux. Deux sujets aussi problématiques l'un que l'autre à aborder. Au point que ce fut la mine soucieuse qu'il frappa à la porte. Il se creusait les méninges pour trouver la meilleure façon de demander des conseils sans trop en révéler sur les détails et les intentions qui s'y cachaient.

Le cracmol se força à sourire alors que la porte s'ouvrait. Accoudé contre le chambranle, il se frotta le front avec le pouce comme s'il cherchait à en effacer les rides pensives en passant dessus. "Bonsoir. Hum, simplement Vinny suffira, pas besoin d'y aller avec du "monsieur"." Indiqua-t-il aimablement. Être appelé monsieur Scopoli le dérangeait. Il estimait ne pas mériter d'être appelé par un titre aussi grandiloquent. Surtout, cette appellation lui rappelait son père, et, plus généralement, sa famille dont il ne gardait pas un bon souvenir. Son sourire se fit un peu moins forcé en voyant l'excitation dans les yeux de sa professeur improvisée. "Fin prêt." Dit-il avec un sourire amusé. Il ressentait malgré tout la pointe de nervosité ressentie par un adulte n'ayant pas tenu le rôle de l'élève depuis fort longtemps.

Vincenzo entra et ne put s'empêcher d'inspecter le décor. Une vieille habitude qui avait la vie dure, même lorsqu'il ne comptait rien voler. Comme il faisait tache, dans ces vieux habits sales et rapiécés à déambuler dans cette maison décorer avec soin, alors qu'il suivait la propriétaire des lieux jusqu'à la bibliothèque. Il se passa instinctivement une main sur son menton et se dit qu'il aurait peut-être dû au moins faire l'effort de le raser, ou de se rendre un minimum présentable. "Sacrément coquet ici." Commenta-t-il après un bref sifflement admiratif. Juste histoire de faire la conversation tandis qu'il cherchait toujours comment exprimer ce qu'il désirait apprendre.

Malheureusement, le moment était arrivé de le dire. Pendant quelques instants, Vinny retrouva la mine soucieuse qu'il avait affichée à la porte. "Hé bien..." Commença-t-il, incertain. Il fit le tour des livres étalés sur la longue table dans l'espoir d'y trouver son bonheur sans avoir à le formuler de vive voix. Le fait que Pandora s'absente brièvement vers la cuisine pour ramener le thé lui avait accordé un ultime sursis pour qu'il puisse réfléchir. "Si vous aviez un livre ou deux sur l'Éducat-t-tion, je ne serais pas cont-t-tre." Finit-il par lâcher, bégayant comme toujours lorsqu'il devait prononcer la lettre t. Un bégaiement sélectif qu'il devait à un sortilège reçu durant la guerre. Longue histoire qu'il préférait éviter d'expliquer en évitant la fameuse lettre le plus possible, mais on ne pouvait pas l'éviter éternellement. "Du genre, gérer son ado, ou quelque chose dans ce st-t-tyle là." Il essayait de rester vague dans un premier temps. Vinny fit un geste vague de la main comme pour chasser une mouche qui le dérangeait ou poour signaler qu'il s'agissait d'une mauvaise idée. "Ou pourquoi pas de la poésie, plut-t-tôt. ça fait toujours bien dans une conversat-t-tion et moi je connais que la poésie de bist-t-trot qui est pas écout-t-table pour t-t-toutes les oreilles, si vous voyez ce que je veux dire." Proposa-t-il et un trait d'humour pour camoufler sa gêne, suivit d'un haussement d'épaules comme si la décision finale allait revenir à son interlocutrice.

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MessageSujet: Re: Teaching You | Vincenzo Scopoli   Mar 4 Déc - 18:42

Vincenzo Scopoli
Teaching you
Vincenzo était enfin arrivé, vous l'accueillez avec un grand sourire. Vous n'aviez pas l'habitude d'enseigner, mais vous en aviez les capacités. L'homme paraissait fatigué, son visage exprimait bien les années et les expériences qu'il avait pu vivre, vous ne les connaissiez pas et vous ne pensiez pas lui demander de parler de sa vie, vous ne le connaissiez pas et puis il serait comme un étudiant, alors… Son bégaiement vous amusez légèrement, ce n'était pas là une moquerie, mais c'était quelque chose que vous n'aviez pas l'habitude d'entendre. Vous le trouviez attendrissant. « Très bien Vinny, alors appelez-moi Pandora. » Répondiez-vous alors qu'il vous expliquait qu'il ne voulait pas entendre de monsieur, peut-être se sentait-il mal à l'aise avec ce titre. Vous l'aviez conduit jusqu'à votre bibliothèque, vous aviez ri lorsqu'il avait qualifié votre intérieur de coquet. « Merci, il ne manque qu'une falaise et des vagues qui s'écrasent sur celle-ci pour que je me sente comme dans mon pays. » Vous vous étiez rendu compte que la décoration de votre maison ressemblait beaucoup à celle de la demeure de vos parents. Arrivés dans la bibliothèque, vous lui expliquiez qu'il n'avait que l'embarras du choix, le laissant réfléchir, vous aviez quitté la pièce pour récupérer le thé qui avait infusé et vous reveniez dans la pièce. Il voulait d'abord apprendre l'éducation, vous commenciez à sélectionner les ouvrages qui pourraient vous être utiles et puis Vinny avait changé d'avis. Il voulait apprendre la poésie. Ah la poésie… Vos parents vous avez fait étudier tous les poètes du monde et celle que vous préfériez était la poésie moldue.Vous reposiez donc les ouvrages et d'un coup de baguette magique, ceux-ci s'en retournaient à leurs places sur les étagères de votre bibliothèque. Vous vous dirigiez vers votre bureau et d'un nouveau coup de baguette, des ouvrages de poètes moldu vinrent se poser sur la table. « J'espère que cela ne vous dérange pas d'étudier des ouvrages moldus ? Je trouve qu'en matière de poésie ils remportent la palme d'or. »

Vous faisiez servir une tasse de thé à votre invité et vous vous installiez. « Il y a tellement de poètes. Baudelaire, Hugo, Musset ou encore Apollinaire… » Vous preniez un recueil de poème, il contenait plusieurs poèmes de poètes différents. « Comment voulez-vous procéder ? J'en prends un au hasard, je le lis et si celui-ci vous plait, nous travaillerons dessus ? » Comme voulant donner un exemple de votre propos, après avoir chaussé vos lunettes rondes et dorés, vous commenciez à réciter, presque de mémoire. « Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là. Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ; qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile ; qui pour vous donnera son âme s'il le faut, et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut. » Vous laissez un silence flotter pendant quelques secondes. « Victor Hugo. Il s'agit de l'acte deux, scène deux de la pièce Ruy Blas. » Ce poème avait été choisi au hasard, mais vous aimiez ce dernier, vous aimiez les romances, chose que vous n'aviez pas vraiment connu et que vous ne connaîtriez peut-être jamais à cause des traditions de votre famille, mais aujourd'hui vous ne pensiez pas à vous, mais à cet homme auquel vous aviez proposé votre aide pour avoir pris soin d'Uriel, votre chat pot de colle.

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MessageSujet: Re: Teaching You | Vincenzo Scopoli   Mer 26 Déc - 23:44

Vincenzo Scopoli
Teaching you


Vinny était presque intimidé en rendant visite à Pandora. C'était une grande première chez le cracmol qui était habitué à jouer les sans-gênes, surtout quand il pouvait en retirer quelque chose. Il ne regrettait pas d'être venu et d'avoir fait cette demande particulière. Sa scolarité interrompue avait été un frein en pas mal d'occasions dans sa longue vie. Cela se sentait dans son manque de culture et dans sa manière de parler parfois proche de patois. Il s'était jeté sur cette occasion de palier un peu à cela, mais ne pouvait s'empêcher de ne pas se sentir droit dans ses bottes devant l'idée de rejouer les élèves. Surtout après les derniers événements qui avaient un peu mis sa vie sens dessus dessous. Quelque part, c'était ça aussi qui l'avait décidé à sauter le pas pour son étrange demande.

- J'essayerais, Miss." Promit-il alors que son interlocutrice lui demande de l'appeler Pandora. Vincenzo avait un problème avec les noms. Déjà, il n'aimait pas le sien et, bizarrement, c'était un point commun qu'il avait sa fille. Il préférait les surnoms. C'était une habitude bien ancrée en lui. Le genre d'habitude qui était difficile de corriger, depuis le temps.

À l'intérieur, le cracmol ne put s'empêcher d'inspecter le décor. Vieille habitude qu'on pourrait presque qualifier de défaut professionnel vu les magouilles qui lui tenaient lieu de travail. Devant l'évocation du pays, il se contenta de hocher poliment la tête, mains dans les poches. La nostalgie du pays natale était une chose qui lui échappait totalement. Il n'avait pas assez de souvenir pour regretter l'Italie. Il regrettait plutôt une époque. C'était le temps où on ignorait encore qu'il était un cracmol, que ses parents pensaient qu'il avait juste un peu de retard ou qu'il n'était pas très doué. Autant dire que repenser à son pays natal remuait plus le couteau dans la plaie qu'il n'apportait un sentiment de nostalgie. Il eut très vite l'occasion de penser à autre chose. L'arrivée à la bibliothèque lui rappela pourquoi il était venu et Vinny se remit à chercher comment formuler sa demande, les sujets qu'il voulait aborder étaient... eh bien, cela revenait à avouer qu'il avait zéro expérience en éducation et aucune connaissance générale niveau poésie. Vinny ne pouvait s'empêcher de se demander à quel moment sa vie s'était compliqué aux points d'avoir ces deux sujets dans sa liste des priorités. Il avait fait le tour des livres exposés dans l'espoir caché d'en trouver un pile dans ses cordes, histoire de n'avoir qu'à tendre le livre, mais il fit chou blanc.

La bibliothécaire revint avec le thé et l'Italien était bien obligé de se jeter à l'eau. Il parla d'abord d'éducation, puis se trouva incroyablement stupide de demander ce genre de livre, alors, il changea vite de sujet. Finalement, avouer avoir des lacunes en poésie semblait moins difficile que de faire l'aveu d'être un père merdique. Ce qui ne l'empêcha pas de repérer les ouvrages vers lesquels Pandora se tourna lorsqu'il avait évoqué le sujet. Juste au cas où. Vinny tressaillit lorsque son prof du jour sorti sa baguette. Vieux réflexe acquis à force de subir pendant deux ans tous les sortilèges de son frère cadet. Le cracmol regarda ensuite les bouquins avec méfiance, comme s'il redoutait ou se tenait prêt à recevoir une attaque de livres, mais il finit par s'installer lorsque tout les livres furent à leurs places.

- C'est vous l'expert-t-te." Répondit-il avec un haussement d'épaules lorsque Pandora parla de la poésie moldue qui serait supérieure à celle des sorciers. Au moins, il n'aura pas à redouter qu'un truc bizarre sorte du livre. Bien sûr, il garda cette remarque pour lui, même si son regard sur le bouquin en disait long. Vinny se concentra bien vite sur la bibliothécaire en entendant une flopée de noms qui ne lui disait absolument rien. "Hum... Ouais." Répondit-il lorsqu'il fut question de la manière de travailler, ne voulant pas avoué que son ignorance dans le domaine était encore pire que prévu devant cet alignement de noms inconnus mais qui devait être illustre pour n'importe qui sauf pour lui.

Et c'est là qu'il fut soufflé. Il n'y avait pas d'autres mots. Pandora récita un poème qui parlait de ver de terre et d'étoile. Vinny s'accouda à la table et eut bien du mal à ne pas garder la bouche ouverte de surprise en écoutant les phrases s'aligner. Il avait l'attitude du gamin captivé par une histoire. Alors, c'était çà la poésie ? Lui était habitué à une catégorie qu'on ne trouvait que dans les bars, n'importe quel ivrogne se sentait un poète après suffisamment de bouteille dans le ventre. Pas du tout le même niveau ni la même qualité. "Wow." Laissa-t-il échappé à la fin. "Ben moi qui croyait que la poésie, c'était just-t-te de racont-t-ter à quel point les roses sont rouges." Avoua-t-il, plaisantant à moitié ou presque. Sa conception de la poésie venait d'être chamboulé. "Il me plaît bien celui-là." Dit-il avec un mouvement de menton approbateur. "On n'a qu'a... Euh... t-t-travailler sur ça." Bon, son hésitation trahissait le fait qu'il ne savait pas en quoi consistait à travailler un poème.

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MessageSujet: Re: Teaching You | Vincenzo Scopoli   Mar 8 Jan - 19:08

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« Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là. Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ; qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile ; qui pour vous donnera son âme s'il le faut, et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut. » Durant le silence que vous aviez laissé après la lecture du poème, vous aviez pu apercevoir la mine interloquée de Vincenzo. Vous aviez repris en citant l’auteur. Victor Hugo était une grande figure de la littérature moldue, d’origine Française. Vincenzo avait voulu apprendre la poésie et c’était celle-ci que vous aviez choisie parmi toutes celles qui existaient. Vous ne pensiez pas qu’il aurait une telle résonance à ses oreilles. « Wow. » Vous posiez votre tête sure votre poing. « Ben moi qui croyait que la poésie, c'était just-t-te de racont-t-ter à quel point les roses sont rouges. » Vous lâchiez un sourire. « Il me plaît bien celui-là. On n'a qu'a... Euh... t-t-travailler sur ça. » Vous étiez amusée devant une telle réaction, mais cela ne voulait pas dire que vous vous moquiez, bien au contraire.

Vous aimiez la littérature, vous aimiez apprendre de nouvelles choses et c’est pourquoi vous aviez demandé à vos parents de prendre des cours auprès d’une professeur moldu. On avait trouvé votre demande plutôt incongrue, mais on y avait accédé. Vous aviez découvert la vie d’un moldu et vous aviez trouvée cela interessant, bien sûre, vous n’aviez jamais utilisé vos pouvoirs en sa présence, sinon vous auriez fait une entorse à l’une des plus grandes règles du monde des sorciers. Vous aviez adoré l’expérience. Vos parents n’étaient pas des pros sorciers, ils étaient tous les deux d’une lignée de sang-pur, mais du moment où vous n’en tombiez pas amoureuse, ils ne disaient rien et s’accommodaient de leurs présences.

Vous aviez donc laissé Vincenzo sur le poème de Victor Hugo, légèrement amusée de sa réaction.  « En réalité, ce vers est extrait d’une pièce de théâtre d’Hugo. Il met en scène Ruy Blas, le laquais d’un seigneur qui a été exilé par la Reine d’Espagne. » Il valait mieux expliquer un peu le contexte de la pièce afin de mieux re situer le vers en question. « Ce fameux laquais, contre toute attente, est amoureux de la Reine et ce signeur se servira de cette information pour obliger Ruy Blas à revêtir le costume d’un noble Espagnol. Il l’oblige à plaire à la Reine et à s’en faire aimer. De là, le Seigneur fait des manigances et tandis que Ruy Blas réussit à se faire nommer ministre de la Reine, le seigneur referme son piège sur celle-ci. Il lui fait parvenir un billet expliquant que le ministre est en grand danger. Elle se rend chez celui-ci de nuit et le Seigneur menace de révéler à la cours d’Espagne que la Reine a promu un simple laquais au rang de ministre et qu’elle s’est rendue de nuit auprès d’un homme. » Vous buvez une gorgée de thé, incitant Vincenzo a en faire de même. Le thé est une boisson chaude et apaisante, favorisant la réflexion. « Ruy Blas, éperdument amoureux de la Reine, se rue sur son seigneur, lui vole son épée et le tue. La Reine pardonne à Ruy Blas et celui-ci se suicide en ingérant du poison. » Encore une fois, vous laissez un silence planer dans la bibliothèque.

« C’est une tragédie. Ces pièces se caractérisent par la mort d’un des héros, voire des deux. Dans le vers que je vous ai lu, Ruy Blas avoue son amour, impossible, à la Reine. Il est conscient de n’être qu’un laquais, un homme du peuple d’où l’utilisation du mot "Ver de terre" pour le qualifiait. L’Étoile est donc la Reine, une chose inaccessible et qui brille "en haut", tout en haut de l’échelle sociale. » Ça faisait surement beaucoup d’informations pour Vincenzo. « Si vous voulez prendre des notes, vous pouvez. » aviez-vous rajouté alors.


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